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Récupérer d'une maladie ou d'une blessure

  • Pascal Hervé
  • 30 oct. 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 nov. 2024

Le sport repousse les limites du corps et du mental, mais parfois les plus gros défis ne sont pas sur le vélo. En effet, la plupart des athlètes et sportifs devront faire face à la maladie et la blessure à un certain moment dans leur pratique. Cette semaine, on vous parle des défis liés au retour à l’entraînement et des pièges à éviter.

 

L’aspect mental

La récupération d’une grosse blessure ou d’une maladie n’est souvent pas linéaire. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que le progrès observé soit garant du progrès à venir. De même, ce n’est pas parce que la condition semble se stabiliser sur une certaine période qu’elle restera toujours ainsi. Inverser la tendance à faire des projections basées sur le moment présent est une arme de choix quand il s’agit de mener une bataille longue et parsemée d’embuches.

 

Les athlètes de haut niveau qui surmontent une période difficile évoquent souvent la beauté du processus comme étant plus grande que sa finalité. Pensons, par exemple la publication de Julian Alaphilippe à la suite de sa première victoire en deux ans ou aux messages d’Egan Bernal qui a frôlé la mort dans la forme de sa vie et qui est remonté sur le vélo pour disputer les plus grandes courses du monde.

 

Pour être en mesure de surmonter ces moments difficiles il faut se concentrer sur le moment présent et ne pas oublier d’où on vient. Il faut faire preuve de résilience face aux défis qui s’ajoutent et ce qu’on ne contrôle pas. À cet effet, on peut également citer Pascal qui, cet été, a vécu l’une des plus grandes épreuves de sa vie avec une classe remarquable.

 

L’aspect physique

Qu’il s’agisse d’une blessure ou d’une maladie, lorsqu’on maîtrise bien la tête, on doit faire attention au corps, car si le corps ne suit pas, il faut retourner à la case départ et se demander pourquoi. En effet, lorsqu’on parle de performance, on pourrait commencer par parler de santé : le corps est une machine et la santé est sa capacité à réceptionner l’entraînement. Il n’est pas productif de lui imposer une charge s’il n’est pas en état de l’assimiler.

 

Si la volonté d’aller plus vite peut vous pousser à repousser vos limites dans la vie quotidienne, lorsqu’on parle de guérison, il faut faire preuve de patience. Sauter des étapes peut vous ralentir considérablement dans votre récupération et vous démotiver à continuer.

 

Les habitudes sont renforcées par un feedback loop : lorsque vous accomplissez une action qui vous fait du bien, vous allez être portées à la répéter. Or, un corps blessé ou malade n’est pas prêt à être poussé. En essayant de forcer le processus, vous allez forcément recevoir des signaux négatifs. Votre recherche inconsciente de signaux positifs peut vous mener à adopter des habitudes qui vous éloigneront de votre objectif à long terme.

 

La meilleure manière d’éviter de dévier est de vous entourer de personnes compétentes qui connaissent votre condition et en qui vous avez confiance. Quand vous vous mettez à douter, écoutez l’avis de ces personnes et respectez vos limites. Le corps est bien fait et vous saurez quand le moment est venu de passer à la prochaine étape.

 

Résumé

Il n’y a pas de recette magique… C’est un art de connaître son corps. L’expérience, l’écoute et l’ouverture sont les meilleurs atouts quand on rencontre un nouveau défi. Pour retrouver la forme sans trop de détours, être conscient que la récupération ne suit pas une tendance linéaire, se concentrer sur le moment présent, éviter de surcharger un corps affaibli et bien s’entourer sont des conseils à mettre sur son porte vélo.   

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