L’importance de travailler l’avantage mécanique
- Pascal Hervé
- 2 févr. 2025
- 3 min de lecture
On est constamment à la recherche d’une meilleure marque de nutrition, d’un meilleur matériel, d’un meilleur coach… et si une partie de la solution au plafonnement à l’entraînement se trouvait dans le travail du corps? Cette semaine, on vous parle de l’avantage mécanique et de ce qu’il peut vous apporter sur le vélo comme dans la vie : qu’est-ce que l’avantage mécanique? Comment se travaille-t-il? Quels sont les avantages d’une bonne intégration de celui-ci dans votre ordre du jour?
Qu’est-ce que l’avantage mécanique?
L’avantage mécanique est le gain qui est obtenu par le travail de la fluidité des mouvements exécutés. Dans le vélo, on parle de la mobilité du bassin, de la courbe du dos, du positionnement sur la selle, de l’extension des bras, des jambes, de la force des fessiers, de l’angle des cales et de leur alignement avec le genou.
Si cette énumération semble longue, chacune de ses composantes joue un rôle clé dans l’efficacité du coup de pédale et donc dans le transfert de la force brute aux pédales. Une bonne maîtrise du mouvement se traduit nécessairement par une réduction des pertes, et donc, à des performances meilleures, sans modifier la charge d’entraînement ou l’état de forme. Trop beau pour être vrai? Nous allons vous montrer comment vous convaincre du contraire.
Comment travailler l’avantage mécanique?
La méthode de travail dépend, bien évidemment, de la source de la perte d’efficacité identifiée. S’il s’agit d’une variable liée à la position, vous pouvez vous référer à l’article du 2 décembre S’adapter à son nouvel équipement. Même si vous utilisez le même équipement depuis longtemps, il est possible que le problème mécanique soit lié à un mauvais positionnement des cales ou encore à une selle trop haute, trop basse ou trop reculée. Si c’est le cas, il faut corriger ce problème avant ou en parallèle avec le travail de votre corps, car sans cette modification, vous garderez vos défauts.
Le travail du mouvement est le levier sur lequel vous aurez le plus de contrôle. Chaque personne est différente et la meilleure manière d’apprendre à se connaître est de développer son analyse personnelle. Voici quelques cas communs : la force des fessiers, le manque de mobilité des hanches et la tension des quadriceps. Si vous vous êtes reconnu dans l’un ou plusieurs d’entre eux, je vous suggère de combiner étirements et renforcement. Étirez le muscle pour le rendre plus souple et réceptif à l’effort et renforcez le muscle faible pour le tonifier. Combinez les deux entre les séances vélo.
Le travail de la mobilité des hanches peut se faire avec les exercices à une jambe et assis sur le ballon. L’idée est de travailler la stabilité et d’accompagner le mouvement avec un support mou. Le travail des fessiers peut se faire avec des squats, dos droit sur un ballon contre le mur ou à une jambe. La tension des quadriceps peut se travailler en renforçant les fessiers et en étirant le muscle le soir après chaque séance (attendre 2-3h avant de s’étirer après un effort modéré à élevé). Pour un suivi personnalisé, n’hésitez pas à consulter un kinésiologue.
L’avantage d’une bonne intégration?
L’effet composé du travail en amont et de l’assimilation sur le vélo est énorme. En renforçant des muscles auparavant trop faibles pour bien servir, vous aurez de nouvelles sensations. En recherchant cette sensation même fatigué, lorsque que vos défauts ressortent, vous passerez un cap qui sera renforcé par une meilleure exécution de la prochaine séance de renforcement qui, elle, donnera de meilleures résultats sur le vélo et ainsi de suite!
Il faut être patient, car le travail d’un mouvement s’ancre avec le temps et il est fréquent que les défauts ressortent. Il faut insister et avoir confiance dans le processus. L’efficacité du travail de l’avantage mécanique repose dans l’attention au détail. Une douleur au genou peut être liée à une compensation causée par un mauvais transfert de poids. Ce mauvais transfert de poids peut être lié à une mauvaise mobilité des hanches. Il faut essayer et se réajuster au besoin. Soyez attentifs à vos sensations sur le vélo, méfiez-vous de l’avis de ceux qui parlent beaucoup et n’ayez pas peur de reculer pour mieux avancer.
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